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Vendredi
27 août 23.40
Dans les ténèbres (Entre tinieblas)
Film espagnol de Pedro Almodóvar (1983-1h40mn)
VOSTF Scénario
: Pedro Almodóvar Avec : Carmen Maura (sœur Déchets), Cristina S. Pascual
(Yolanda Bell), Julieta Serrano (la mère supérieure), Marisa Paredes (sœur
Égarée), Mari Carrillo (Marquesa), Lina Canalejas (sœur Vipère), Manuel
Zarzo (le chapelain), Chus Lampreave (sœur Rat d'égout) Photographie :
Angel Luis Fernandez Montage : José Salcedo Son : Martin Muller Décors
: Pino Morales et Roman Arango Costumes : Teresa Nieto Production : Tesauro
Musique : Cam Española
Une chanteuse
de boléro se réfugie dans un étrange couvent où
l'attendent sœur Vipère, soeur Déchets, sœur Rat d'égout...
Religion, sexe et cocaïne, un cocktail baroque et insolent, un Almodóvar
en grande forme !
Après
la mort par overdose de son petit ami, Yolanda Bell, une jeune chanteuse
de boléro, décide de se réfugier auprès de la communauté des Sœurs rédemptrices
humiliées. Les Rédemptrices humiliées essaient depuis plusieurs années
de remettre sur le bon chemin les jeunes filles perdues. Yolanda est très
bien accueillie. Les membres du couvent, cinq religieuses (sœur Vipère,
sœur Rat d'égout, sœur Déchets, sœur Égarée et la mère supérieure) et
un chapelain mènent une existence des plus particulières (cocaïne, héroïne,
chantage) en compagnie d'un superbe tigre...
L'opium
des sœurs
Dans les ténèbres compte parmi les œuvres de jeunesse d'Almodóvar, avant
Matador et la Loi du désir qui l'ont fait connaître ici. On y retrouve
bien des ingrédients sulfureux et insolites qui ont fait la réputation
du cinéaste. Dans ce couvent baroque, les sœurs portent les noms les plus
humiliants par souci de mortification. La mère supérieure déclare que
"l'homme sera sauvé quand il comprendra qu'il est l'être le plus méprisable
de la création." Ces religieuses se révèlent exceptionnellement modernes
: la sœur Rat d'égout écrit des romans à l'eau de rose, la sœur Vipère
pare la Vierge de tissus dorés ou métalliques, tandis que la mère supérieure,
homosexuelle, se fournit en drogue auprès d'une prostituée. Tout va à
vau-l'eau et le havre purificateur devient un lieu de pieuse débauche.
Le cinéaste multiplie les vues en plongée, comme pour signifier une présence
divine inattendue. Iconoclaste, Almodóvar revisite avec insolence la vie
monastique. Pourtant, tout en affichant un goût prononcé pour le baroque
et la provocation, le film n'est jamais bêtement anticlérical : toujours
drôle, toujours lyrique, Almodóvar est animé d'un amour sincère pour ses
personnages féminins.
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