
METROPOLIS (Allemagne 1927) noir et blanc- muet, 147' Version restaurée avec une nouvelle musique Nouveaux cartons (sous-titres)
Diffusions: 1/ Vendredi le 31 mai 2002 à 23h30 2/ Vendredi le 7 juin 2002 à 00h15 3/ Mercredi le 12 juin 2002 à 00h05
Réalisateur: Fritz Lang Scénario: Thea von Harbou Fritz Lang (non mentionné) d'après le roman éponyme (1926) de Thea von Harbou Photographie : Karl Freund, Günther Rittau Photo Schüfftan : Helmar Lerski Effets spéciaux : Günther Rittau H.O. Schulze (assistant) Trompe-l'œil : Erich Kettelhut Conseiller technique : Erich Kettelhut Prises de vue spéciales : Konstantin Tschetwerikoff (=Konstantin Irmen-Tschet) Effet Schüfftan: Eugen Schüfftan Assisté de Ernst Kunstmann Décors : Otto Hunte, Erich Kettelhut, Assisté de Karl Vollbrecht Sculptures et Robotrix : Walter Schultze-Mittendorf Costumes : Änne Willkomm Maquillage : Otto Genath Photographies de plateau : Horst von Harbou
Interprètes: Brigitte Helm (Maria/le robot humain), Alfred Abel (Johann 'Joh' Fredersen), Gustav Fröhlich (Freder, le fils de Joh Fredersen), Rudolf Klein-Rogge (Rotwang, le savant), Fritz Rasp (Le Mince), Theodor Loos (Josaphat), Erwin Biswanger (Georgy, no. 11811), Heinrich George (Grot, surveillant du cœur mécanique), Olaf Storm (Jan), Hanns Leo Reich (Marinus), Heinrich Gotho (le maître de cérémonie), Margarete Lanner (la dame dans la voiture), Max Dietze, Walter Kühle, Arthur Reinhardt, Erwin Vater (ouvriers) Georg John (ouvrier qui provoque l'explosion de la machine mangeuse d'hommes), Grete Berger, Olly Böheim, Ellen Frey, Lisa Gray, Rose Lichtenstein, Helene Weigel (ouvrières), Beatrice Garga, Anny Hintze, Margarete Lanner, Helen von Münchhofen, Hilde Woitscheff (les femmes dans les Jardins éternels), Fritz Alberti (l'homme inventif), Rolf von Goth (le fils dans les Jardins éternels)
Production: Universum-Film AG (Ufa), Berlin Producteur: Erich Pommer Tournage: du 22 mai 1925 au 30 octobre 1926 Studios: Atelier Ufa à Neubabelsberg Filmwerke Staaken près de Berlin Rehberge Ufa-Haus au Potsdamer Platz Censure: le 13 novembre 1926; B.14171; interdit aux mineurs Distribution: Ufa-Filmverleih GmbH, Berlin
Première projection : le 10 janvier 1927, Berlin (au cinéma Ufa-Palast am Zoo) Musique d'origine : Gottfried Huppertz Format : 35 mm ; 1:1,37 ; n/b ; muet Longueur d'origine : 4 189 m
Version réduite (1927) : Censure : le 5 août 1927 ; B.16285 ; interdit aux mineurs Première projection : le 25 août 1927 à Stuttgart (Ufa-Palast), Munich (Sendlinger Tor-Lichtspiele) Longueur : 3 241 m
Ont participé à la restauration : la Fondation Friedrich-Wilhelm-Murnau, Wiesbaden les Archives fédérales du cinéma, Berlin en collaboration avec les partenaires de l'Union des cinémathèques allemandes : l'Institut allemand du film-DIF, Francfort sur le Main/ Wiesbaden le Filmmuseum Berlin - la Deutsche Kinemathek, Berlin le Deutsches Filmuseum, Francfort sur le Main le Filmmuseum de Düsseldorf le Filmmuseum im Stadtmuseum, Munich Ont contribué à la fabrication de la version restaurée : Cinémathèque Française, Paris Fondazione Cineteca Italiana, Milan George Eastman House, Rochester Gosfilmofond, Moscou The Museum of Modern Art, New York National Film- and Television Archive, Londres Screensound Australia, Canberra
Coordination et montage : Martin Koerber pour la Fondation Friedrich-Wilhelm-Murnau sur la base de la version du Filmmuseum de Munich et des bandes conservées aux Archives fédérales du film
Travaux de copie : Archives fédérales du film, Berlin/Coblence Restauration numérique : ALPHA-OMEGA, Munich centrimage, Paris Cartons : trickWILK, Berlin Distribution mondiale : Transit Film GmbH, Munich Longueur : 3 341m (= 146'30'' à la vitesse de 20 images/seconde)
Musique (2001) : Bernd Schultheis Orchestration : Henry Koch Interprétation : Rundfunk Symphonie Orchester, Berlin Direction d'orchestre : Frank Strobel Réalisateur son : Wolfram Nehls Chargée de programme : Nina Goslar
La nouvelle composition musicale est le fruit du projet mené en collaboration entre la Fondation Friedrich-Wilhelm-Murnau et ZDF/ARTE.
SYNOPSIS
L'action se passe dans une ville du futur, Metropolis. Joh Fredersen règne en maître sur cette mégalopole technologique. Dans la partie souterraine de cette ville, les ouvriers mènent une existence misérable, rivés aux machines tels des esclaves. Freder, le fils de Joh, est témoin de ces conditions de travail inhumaines, il se rebelle contre son despote de père et découvre dans les catacombes une communauté qui n'est pas sans rappeler les premiers temps de la chrétienté. Il y rencontre Maria, une jeune femme qui prêche l'amour et la réconciliation entre les hommes. Mais son père, Joh, la découvre hélas aussi et veut se servir de l'influence de Maria à ses propres fins : il demande au savant Rotwang de construire, à l'image de Maria, un robot qui aura pour mission de mener les ouvriers à la révolte afin que lui, Fredersen, puisse enfin les combattre ouvertement.
Rotwang ne se fait pas prier. Il a, en effet, des comptes à régler avec Fredersen : ils étaient jadis tous deux amoureux de la même femme, Hel, qui mourut en donnant la vie à Freder, et Rotwang avait le dessein faire revivre sa défunte amante sous une forme mécanique. Il donne néanmoins au robot les traits de Maria, espérant que la révolte des ouvriers mènera à la destruction de Metropolis et entraînera la mort de son rival Fredersen et du fils de ce dernier, amoureux de Maria. Son plan aboutit, les masses ouvrières démolissent les machines et la ville souterraine échappe de peu à l'inondation grâce à Maria et Freder. Alors, dans un des plus purs retournements langiens, l'hystérie de masse et la colère des ouvriers prennent pour cible la fausse Maria, qui sera immolée par le feu. A la fin de la fresque d'anticipation, le jeune couple donne naissance à une communauté inédite de fraternité entre les classes. Joh Fredersen tend la main au contremaître dans un geste de réconciliation, car " le cœur doit être le médiateur entre la main et le cerveau ".
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