
Les principes du « Bild Zeitung »
Les employés du « Bild Zeitung » sur les règles encore actuelles du « Bild Zeitung » (extraits du documentaire "Bild a 50 ans")
Jochen Blume, le premier reporter-photo en chef chez « Bild Zeitung », à partir de 1953 il eu une influence déterminante dans le nouveau style du journal : Le « Bild Zeitung » voulait de la subjectivité. Du coup, j’avais pour leitmotiv : « Voilà ce que j’ai vu, voilà comment je l’ai photographié, voilà comment il faut considérer les choses ! » Cela correspondait exactement à l’esprit du « Bild Zeitung ».
Hans Bluhm, rédacteur en chef adjoint 1953-1960 : Ce savant désordre est voulu, il est élaboré avec précision. Le lecteur est aspiré et projeté d’une histoire à l’autre. Ce principe de base du ‘’Bild Zeitung’’ a été préservé et fonctionne toujours aujourd’hui.
Peter Boenisch, ex-rédacteur en chef 1961-71, sur ses nouvelles orientations chez « BildZeitung » : On m’a fait venir pour redresser la barre. Ce qui n’est pas facile lorsqu’un tel paquebot est lancé. Ma première initiative fut d’intégrer des thèmes non politiques, comme des sujets pour les femmes, car je suis toujours convaincu aujourd’hui que la politique, c’est le feuilleton du « Bild Zeitung », mais ce n’est pas ça qui divertit et qui attire le lecteur, ce n’est pas son attrait fondamental.
Günter Prinz, rédacteur en chef 1971-1981 : Selon moi, le « Bild Zeitung » était un peu vide de contenu à l’époque. J’ai mis l’accent sur le fait que le journal devait être plus informatif. Nous voulions que les gens qui ne disposent que de dix minutes le matin puissent eux aussi être informés sur l’actualité internationale et l’actualité allemande. Mais nous n’offrions pas que des nouvelles. Notre but, c’était aussi de divertir le lecteur. Mais les actualités sont soudain repassées au premier plan.
"Bild Zeitung" et le sport
Dès le début des années 50 il était évident : le sport représente un élément principal du boulevard.
Jochen Blume, le premier reporter-photo en chef chez « Bild Zeitung »: Il est indubitable que nous avons révolutionné la photographie sportive. On faisait mieux que les journaux anglais et même américains. Nous avons humanisé le sport. Pour nous, il était plus important de montrer un champion battu, le visage entouré de sa serviette, que le vainqueur du saut en hauteur.
Franz Beckenbauer , depuis 20 ans journaliste chez « Bild Zeitung », notamment le rôle du « Bild Zeitung » dans le sport allemand : Le « Bild Zeitung » est le seul journal à couvrir toutes les équipes allemandes, tant en première et en seconde division, que dans les divisions amateurs. Du coup, leurs journalistes sont au courant des moindres rumeurs. Une telle assiduité est indispensable lorsqu’on veut coller au plus près de l’information.
Quel est l’avenir du „Bild Zeitung“?:
Günter Prinz, rédacteur en chef 1971-1981 : Avant de songer aux meilleurs gros titres, le « Bild Zeitung » doit se soucier de pressentir les aspirations du peuple.
Edmund Stoiber, candidat chancelier CDU/CSU : Le « Bild Zeitung », avec sa promptitude et ses nouvelles exclusives, demeure le média de masse par excellence en Allemagne.
Kai Diekmann, rédacteur en chef du « Bild Zeitung » depuis 2001 : « Bild » renforcera encore son statut de journal de référence.
|