
La psychologie au service de la Stasi
La « psychologie opérationnelle » : ce vocable servait de prétexte à la Stasi pour détourner toute une discipline de ses buts. En réalité, il s’agissait de recruter de nouveaux collaborateurs, de les fidéliser à leur « poste » et surtout de combattre toutes les opinions déviantes et les opposants politiques. Cette méthode consistait à intimider la population, à détruire la personnalité et donc, comme il est écrit dans les directives du Ministère de la Sécurité d’Etat, à « décomposer les âmes ». La psychologie est systématiquement utilisée comme une arme par de nombreuses dictatures et leurs services secrets. Amnesty International parle même d’une « transition mondiale de la torture physique à la torture morale ». A ce sujet, nous vous invitons à lire :
>> une interview du psychothérapeute Klaus Behnke qui, en 1999, a publié le livre « Décomposition de l’âme » avec Jürgen Fuchs, l’un des protagonistes du documentaire du même nom.
>> une interview avec Anja Mihr, porte-parole d'Amnesty International. Le sujet de sa dissertation 2001 fut : "Amnesty International en RDA. L'engagement pour les droits de l'homme dans la ligne de mire de la Stasi".
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Droit de l'image : Installation de Peter Weitz, "Hommage a Piranesi", 2000
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