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PENINSULE
ARABIQUE : BERCEAU DU MONDE ARABE ET DE L'ISLAM (1/2)
Foyer d'origine du peuplement
arabe, et berceau de l'Islam, la Péninsule Arabique est aussi la région
du monde aux plus importantes réserves en hydrocarbures. Son histoire
est donc soumise d'une part aux réalités tribales et religieuses des
populations, d'autre part aux intérêts stratégiques liés à ses ressources
naturelles.

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Géographie
de la péninsule
La péninsule arabique est au Moyen-Orient. Elle est bordée : -
au nord, par un désert qui l'isole du Croissant fertile, - à l'ouest,
par la Mer Rouge, - à l'est, par le Golfe Persique, - au sud par
l'Océan Indien. C'est une zone désertique de plus de 3 millions
de km2. C'est là que se trouve le désert absolu, le "Roub al-Khali".
Elle est entrecoupée de steppes et d'oasis, comme Médine ou Ryad
et, le long de la Mer Rouge, la barrière montagneuse du Hedjaz
culmine au Yémen à presque 4000 m, ce qui permet au sud-ouest
de cette péninsule d'être plus arrosé, donc plus agricole.
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Les
frontières politiques
La péninsule arabique est aujourd'hui divisée entre plusieurs
états. Au nord et à l'est, se trouvent les émirats du Golfe :
le Koweït, Bahreïn, Qatar, les Emirats Arabes Unis. Au centre,
l'Arabie Saoudite qui occupe les 2/3 de la péninsule arabique,
soit 2 millions de km2 (presque 4 fois la France) avec seulement
20 millions d'habitants.
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Le
sultanat d'Oman
A l'Est, le sultanat d'Oman s'étend sur 312 000 km2, soit presque
la superficie de l'Allemagne.
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Le
Yemen
Enfin au Sud, le Yémen compte 18 millions d'habitants sur 530
000 km2. Le Yémen est donc le seul Etat de la péninsule à pouvoir
faire contrepoids à l'Arabie Saoudite.
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Le
berceau du monde arabe
On appelle cette péninsule "arabique", parce que c'est là qu'est
né le monde arabe. On repère pour la première fois des populations
désignées comme Arabes, au IX siècle avant J.C., ce sont des "bédouins",
c'est-à-dire des "habitants du désert", organisés en tribus. Ils
sont nomades, ils élèvent dromadaires, brebis, chèvres, et pratiquent
des razzias contre les populations des oasis, qui elles, vivent
de l'agriculture et du commerce caravanier.
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Une
région de commerce ancienne
Une route de commerce relie la Méditerranée à l'Arabie du sud.
A l'époque gréco-romaine, elle se nomme l'Arabie Heureuse et comprend
les royaumes de Saba, Qataban et Hadramaout. Y sont produits l'encens
et la myrrhe. On commerce aussi avec l'Abyssinie, la Perse, l'Inde.
Et c'est sur cette route que se trouve une ville marchande, qui
s'appelle La Mecque.
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La
Mecque, entre religion et commerce
Les Arabes croient en plusieurs divinités, notamment ils adorent
les pierres sacrées, comme la Pierre Noire du sanctuaire de la
Kabba, dans la ville de La Mecque. En période de pèlerinage, les
tribus s'interdisent les attaques contre les caravanes et les
pèlerins, des foires commerciales peuvent donc se développer.
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Le
berceau de l'Islam
A côté des croyances polythéistes et des influences du judaïsme
et du christianisme, la péninsule arabique est aussi le berceau
de l'Islam. Mahomet naît à la Mecque en 570 de notre ère. Par
l'intermédiaire de l'Archange Gabriel, il reçoit de Dieu des révélations
qui vont former le Coran ("révélations" en arabe).
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L'hégire
Les marchands mecquois qui veulent préserver le sanctuaire polythéiste,
contraignent Mahomet à quitter la ville. Il rejoint en 622 Yatrib,
qui prend le nom de Médine, sous-entendu la ville du prophète.
Cet exil forcé, l'hégire, marque le début du calendrier musulman.
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L'expansion
de l'Islam
C'est à Médine que Mahomet organise la communauté des fidèles.
Puis il soumet militairement La Mecque et l'ensemble de la péninsule
arabique. Mahomet est à la fois chef religieux et chef politique
des musulmans. Il meurt en 632, mais l'expansion de l'Islam se
poursuit vers l'Irak, la Syrie, l'Egypte. Le cœur politique du
monde arabo-musulman passera plus tard de la péninsule arabique
vers le Croissant fertile, d'abord à Koufa, puis à Damas en 661
et à Bagdad en 750.
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Une
péninsule sans unité
À partir du 11ème siècle, la péninsule redevient le domaine des
tribus bédouines qui nomadisent dans le désert avec leur bétail.
La région du Hedjaz, où sont situées les villes saintes de La
Mecque et de Médine, reste pourtant sous la domination des califes
et des sultans arabes, avant de faire partie longuement de l'Empire
Ottoman. La péninsule ne sera unifiée qu'au XXème sous l'influence
des Saouds.
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La
dynastie Saoud
Les Saouds sont une tribu arabe liée au wahhabisme, doctrine religieuse
puritaine de l'Islam sunnite. Dès la fin du 18ème, ils ont tenté
de convertir les autres tribus bédouines par la force et d'unifier
ainsi toute la péninsule. Mais ils se sont heurtés, par deux fois,
à la puissance ottomane.
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Les
conquêtes de Ibn Saoud
C'est en 1902, depuis la ville de Koweït où il vivait réfugié,
que l'arrière arrière petit-fils du fondateur de la dynastie des
Saoud, Abd el Aziz, connu sous le nom d'Ibn Saoud, part à 22 ans
reconquérir le territoire de ses ancêtres. Avec l'aide d'une quarantaine
d'hommes, il prend la ville de Riyad. En s'appuyant sur les guerriers
wahhabites, il élargit le territoire saoudien.
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L'expansion
du territoire saoudien
Après avoir expulsé les Ottomans du Hassa en 1913, Ibn Saoud conquiert,
en 1920, la moitié du territoire attribué à l'Emir du Koweït,
puis l'Arabie du Nord.
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La prise du Hedjaz
La prise du Hedjaz En 1924 et 1925, Ibn Saoud conquiert le Roub
Al Khali et les villes saintes du Hedjaz dont il chasse les Hachémites,
dynastie rivale, soutenue jusqu'alors par les Britanniques.
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Le
jeu des britanniques
Le jeu des Britanniques dans cette région est complexe et pragmatique.
Ils préfèrent lacher leurs alliés Hachémites qui contrôlent le
Hedjaz, pauvre en ressources naturelles. Les britanniques font
alliance avec Ibn Saoud afin de protéger leurs intérêts dans la
région, c'est-à-dire leurs positions stratégiques le long de la
route des Indes et leurs intérêts pétroliers naissants dans leurs
protectorats du Golfe, en Irak et en Transjordanie.
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La
fixation des frontières nords
En échange de cette alliance, Ibn Saoud accepte en 1922 le principe
d'une frontière avec l'Irak et le Koweït, et en 1925 avec la Jordanie.
Ce seront pour longtemps les seules frontières reconnues.
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