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Comment ce qui fut d'abord un objet sacré thérapeutique
est devenu l'une des dix plus grandes uvres de la peinture
occidentale.
"Le
Retable des Ardents" Retable d'Issenheim (vers 1512-1516) Mathias
Grünewald (vers 1480-vers 1532) Musée d'Unterlinden,
Colmar Documentaire d'Alain Jaubert (1999-31mn) Coproduction : La
Sept ARTE, Musée du Louvre, RMN, Musée d'Unterlinden,
Palette Production LA SEPT ARTE Inédit A l'origine, l'Ïuvre
était un immense retable d'autel recouvrant de ses quatre
couches d'images, grâce aux volets articulés, la statue
de saint Antoine et de divers autres personnages. Le retable était
sans doute ouvert sur les statues au moment de la fête du
saint et montrait deux scènes de sa vie peintes sur les panneaux
latéraux. Une présentation intermédiaire pour
les grandes fêtes alignait une Annonciation, un Concert des
anges, une Nativité et une Résurrection. Fermé,
enfin, le retable offrait l'image d'une terrible Crucifixion encadrée
de deux panneaux plus petits montrant saint Sébastien et
saint Antoine. Chaque panneau utilisait des formes d'expression
spécifiques qui ont fait l'admiration des foules pendant
des siècles. Le retable avait une fonction : accompagner
les malades atteints du feu de saint Antoine, maladie dégénérative
provoquée par l'ergot de seigle (accompagnée de visions
hallucinatoires telles qu'en montre la Tentation) et que soignait
l'ordre des Antonins.
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