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semaine du 11 mai 2001
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RASTAS NIPPONS Au Japon, la blackmania fait des ravages. Dernière folie à Tokyo, le Black is beautiful fait un carton. Comme des milliers de jeunes japonais, Yoriko est devenue une accro des U.V à raison d'une séance par semaine depuis 2 ans. Direction le Coconut Club de Shibuya, l'usine à bronzer qui tourne 24 heures sur 24.
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![]() Yoriko Terasaka |
YORIKO TERASAKA : " Si je n'ai pas la peau bronzée, ça ne va pas avec mes ongles ni avec mes vêtents. Je suis devenu accro, en plus je trouve que c'est un signe de bonne santé. "
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![]() Le temple des dreadlocks |
Dans un Japon qu'ils trouvent trop refermé sur lui-même, ils sont de plus en plus nombreux à rêver d'exotisme. De la couleur de la peau à la coiffure en passant par la musique, la jeunesse nipponne se fabrique un rêve loin de l'Amérique et des salarymen. Les rastas japonais commencent souvent leur transformation par la coiffure. Le temple des dreadlocks se trouve en plein cœur du quartier branché de Harajuku. Les premiers rastas ont fait leur apparition au Japon dans le sillage de la tournée de Marley en 1981. Aujourd'hui, les plus passionnés des rastas nippons désertent les centres urbains, trop proches de Babylone à leur goût, pour s'installer à la campagne. La scène tokyoïte se divise aujourd'hui entre roots et Dancehall. Au centre de la capitale nippone, les amoureux des sound-systems se retrouvent dans des clubs comme le "Jamaica". Pour chauffer la foule, les organisateurs de ces soirées font appel à des DJs carribéens comme Jason X, un natif de Kingston débarqué à Tokyo il y a dix ans.
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JASON X : " La nouvelle génération, ceux qui ont 18 ans et plus, ils voient au-delà des frontières. Bien sûr, ils respectent leur mère, leur père, leurs ancêtres et leurs traditions, mais ils ressentent un besoin, ils cherchent quelque chose. Ils sont à la poursuite de la meilleure musique, des meilleures vibrations. Certains se tournent vers le Hip-Hop, d'autres vers le R&B et puis, il y en a qui se branchent sur le Reggae. Tout ça c'est un truc de noirs." Aux antipodes de la chaleur des dancehalls, les rastas gagnent d'autres terrains. Au menu du Café 8, un restaurant zen et branché des beaux quartiers, la nourriture est Ital, végétarienne à la mode jamaïcaine. Aux cuisines et à la déco, Rasta Kashi se définit lui-même comme un "selector" culinaire. RASTAKASHI : " Ma mission en tant que rasta, c'est de faire découvrir la nourriture "Ital", qui apaise les gens. " Chaque mois de juin, depuis quinze ans, a lieu le Japansplash, un énorme festival itinérant qui rassemble les plus grandes stars jamaïcaines.
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