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Neograff'
Il s'appelle HNT : une contraction d'"honnête".
Pour ce graffitti-artist, la peinture des rues est un sacerdoce.
Redskin depuis sept ans, cet ex-tagueur qui a grandi dans la culture
hip-hop et s'attaquait aux trains à ses débuts a fait
évoluer son art au gré de ses expériences. Jusqu'à
ce profil, devenu une marque de fabrique, qui recouvre aujourd'hui
les murs de Paris.
HNT
/ Graffiti artist
Généralement sur mes peintures on colle pas mal de
trucs, y'a des tags qui viennent derrière mais je m'en fous
un peu, ça vit, ça fait partie de la rue mais le pen
ça me plaît pas trop donc je préfère enlever.
De toute façon les mecs qui collent les affiches c'est des
connards ils pourraient coller ailleurs et ils collent en plein milieu.
Le pinceau ça passe mieux c'est moins agressif, les gens s'arrêtent,
regardent et ça ne les dérangent pas quand ils voient
un pinceau. Dès que tu peins à la bombe ils se sentent
agressés, ils appellent les flics directement. J'ai eu des
petits problèmes avec la police donc ils m'ont pris en photo
et mon tag est devenu une tête en fait. C'est passé d'un
tag anonyme à un personnage connu et recherché. Généralement
dans mon personnage, il y a toujours un petit logo qui est en haut
à gauche. Les marteaux croisés c'est le signe de la
classe ouvrière. Le logo devient une signature. Ce que j'aime
aussi c'est de me faire de la pub, c'est marquer son nom, son territoire
entre guillemets.
Pionniers
du tag en France depuis le milieu des années 80, André
est aujourd'hui reconnu jusqu'aux galeries d'art. Cette fois, un grand
magasin parisien lui a donné carte blanche. Pour ce dandy du
graf' qui signe les murs d'un énigmatique "Mister A",
l'ère du tag est révolue.
André
/ Graffiti
Artist
Un jour je passais aux halles et il y avait une femme qui était
contre un mur et qui parlait toute seule et je me dis qu'est ce qui
se passe et en fait elle était en train de parler à
un monsieur A qui était dessiné sur le mur et elle était
en grande discussion et là je me suis dit qu' il y avait vraiment
une raison d'être. Quand je revoie mon dessin après l'avoir
fait c'est comme un ami que je croise, ce qui fait que quand je me
balade dans Paris je croise beaucoup d'amis. Qu'ils effacent beaucoup
ça ne me gêne pas juste ça nous donne de nouveaux
espaces pour peindre.
Une fois j'étais dans une rue j'ai fait un graffiti, il devait
y avoir une voiture de flic garé un peu plus haut, j'étais
habillé avec un costume, j'avais plutôt l'air d'un employé
de banque plus qu'autre chose et ils sont sortis de la voiture en
train de dire " où est passé ce taggeur on va l'attraper"
etc et moi je passais devant eux, ils ne m'ont même pas calculé,
pas une seconde ça ne pouvait être moi. Je crois que
les gens qui font beaucoup de graffitis développent une petit
dérangement mental, il y a une sorte de Dr Jekyl et Mr Hyde
en moi et la nuit tombée il y a mon côté très
très fou qui se met en route.
Zeus
est le plus délirant de ces graffeurs nouvelle-vague. Son métier
: chasseur d'ombres. Son atelier : la ville. Paris, New York ou Londres
Ses modèles: les panneaux de signalisation, les camions, et
tous ceux que la nuit révèle, sans limite.
Zeus
J'habille les ombres, je ne les crées pas en fait, je viens
juste les contourner. Il y a trois ans en marchant dans la rue j'ai
eu envie comme ça de marquer un instant de la nuit pour le
retrouver le matin, c'était un abribus, c'est comme ça
que la première ombre à été tracée
quoi.
Liens
Les tags, pochoirs de Paris
http://www.citeweb.net/lesmursmurs//leslistes.html
Voir aussi le site : graphes et pochoirs de Paris
http://perso.club-internet.fr/cecilia8/index.html
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